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Moto LIBERTÉ
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Un cuisinier militaire
Article mis en ligne le 19 août 2019
dernière modification le 29 août 2019

par Secrétariat Moto-École

Présentation

Bien le bonjour, moi c’est Vince et je vais vous raconter mon parcours avec la moto-école Liberté. Avant d’entrer dans ce dernier, je vais vous expliquer d’où je suis parti pour en arriver à passer mes examens pour l’obtention du permis A, participer à quelques après-midi gymkhana, suivre des journées de formations, avoir un plaisir permanent sur la route et par tous les temps.

Jeune, comme beaucoup d’entre nous, j’avais un vélomoteur ou plus communément appelé, une mobylette. C’était la liberté de déplacement pour rejoindre les copains, draguer les filles et j’en passe, ce plaisir était il faut l’avouer encore plus fort sur deux roues, trouver son équilibre dans les petits chemins entre les trous et les endroits gorgés de cailloux et obstacles innombrables qui étaient déjà bien présents il y à une bonne vingtaine d’années.

Jeune adulte, l’opportunité de rouler en 125 cc se présente à moi et je commence par rouler avec une Honda Shadow, je n’ai pas le permis et donc je suis limité en cylindrées. Je me rends compte maintenant que pour moi c’était mieux de commencer avec une machine moins puissante car quand on est jeune, souvent on pense que rien ne peut nous arriver mais surtout et plus que tout, sans leçon, sans formation avec des motards compétents, qu’on le veuille ou non, il manque quelque chose dans la conduite qui se complète au jour le jour au vu des circonstances particulières et des dangers de plus en plus nombreux sur nos routes.

La reprise de la moto.

Vous l’aurez compris, motard un jour motard toujours, du moins, je peux en présager.
Je reprends la moto environ 20 ans plus tard là ou je l’avais laissée.

Une envie, l’appel du grand large je suppose, je ne sais expliquer ce qui est arrivé quand j’ai commencé à repenser à la moto, certains diront la crise de la quarantaine, il y a pire comme crise je pense mais ce n’est pas à moi d’en juger, mon idée est là et je n’en démords pas, il faut que je me remette en selle. Je commence à regarder ce qui me conviendrait, ce qui pourrait me ressembler, ce qui pourrait me faire à nouveau vibrer, je pense qu’on le veuille ou non, chacun et chacune a un style qui lui correspond, propre à ses goûts, à sa personnalité tout simplement. Il n’y a pas à tergiverser, le principal c’est d’être bien en soi avec sa monture.

Je craque finalement pour une Honda Varadero 125.
Lorsque je vais la voir, je suis directement conquis, mais lorsque le propriétaire m’invite à l’essayer, je fais étrangement un pas en arrière. Suis-je vraiment prêt à me remettre en selle, les questions fusent dans ma tête comme des feux d’artifices de toutes les couleurs, de toutes les formes , mais la plus importante est : vais-je arriver à rentrer chez moi avec cette machine entre les mains. Vous pouvez connaître les routes que vous empruntez régulièrement en voiture, mais lorsqu’il s’agit de reprendre une moto tout me parut tellement loin, toutes ses années passées sans rouler, le temps venait compléter mes craintes, grand vent, averses, tout était réuni pour me remplir au final de dégoût, moi qui était sur un nuage, je suis redescendu les pieds sur terre en moins de temps qu’il en faut pour le dire. À 80, 90, et par moment quand ma confiance était au beau fixe 100 Km/h, conscient que les années passent trop vite et qu’avec elles la franchise et l’insouciance que l’on peut avoir étant jeune se sont malheureusement un peu trop effritées. Je franchis malgré tout la cinquantaine de kilomètres qui me séparaient de chez moi et je sentis que malgré les difficultés rencontrées, j’aimais toujours la moto et que j’avais bien fait de commencer une nouvelle aventure qui vous le comprendrez plus loin, m’a apporté au final beaucoup de joies.

L’examen théorique,

Et oui, même en ayant le permis voiture depuis plus de 20 ans, pour passer mon permis moto, je vais devoir repasser un examen. On pense que l’on sait, que l’on est infaillible parce que l’on roule en voiture tous les jours, bien obligé de constater que la réalité dans ce cas aussi m’a rattrapé. Inutile de faire le king des bacs à sables, je vais devoir m’y coller comme tout le monde et étudier.

Mon expérience de conduite due aux milliers de km effectués ne suffit pas à assurer une réussite sans faille, je me présente fier comme Artaban, mes connaissances aiguisées du code de la route au canon. Quelle fut m’a surprise lorsque je vis le résultat, loin d’être catastrophique, il me manquait quand même un point pour être tranquille de cette première étape qui me coupait au final de tout, car sans cette réussite, inutile de penser à prendre des cours. Je ressortis excusez-moi l’expression : la queue entre les jambes. J’investis dans un DVD et commençai à étudier, au final pour me mettre à jour plus qu’autre chose avec des questions techniques, ainsi que sur les produits illicites etc. .
Je me sens prêt, allez ! c’est parti ! J’ai révisé une bonne heure, il ne manquait qu’un point, je fonce on verra bien. J’avais au final bien senti les choses et cette fois la réussite était au rendez-vous.

Je peux enfin appeler la moto-école et fixer mes heures de cours avec eux, j’avance et malgré tout, j’avance bien.

Les cours,

Les rendez-vous pris, me voici en route avec ma 125 pour ma première leçon sur une plus grosse cylindrée. Mettre le gilet moto école me fait quand même quelque chose, je roule déjà mais je suis obligé de porter cette tenue de débutant. Mon premier cours se passe avec Pierre, je démarre la moto, attention dans les graviers pour sortir, j’ai une moto que je ne connais pas entre les mains, une nouvelle monture, mais au final, ce qui me manque le plus, c’est de connaître la bonne utilisation de mes freins, chose que je vais très vite apprendre sans le savoir à ce moment là. Le parking habituel étant malheureusement occupé, je suis contraint de commencer mes cours un peu plus loin, ce dernier en légère pente, je me dis déjà que ça commence fort.

Arrivés sur place, Pierre commence à employer des termes chinois, je pensais pourtant que j’avais pris des cours dans ma langue. Je compris qu’en fait c’était bien ça, mais au début il faut l’avouer les termes" butée", "empattement", "regard" et j’en passe m’étaient tout simplement étrangers. Au final, ce gilet moto école finissait par mériter sa place sur mon dos et il faudrait du temps du courage et de la persévérance pour pouvoir rouler sans lui. Pierre me montre, m’explique et arrive le moment ou c’est à mon tour de pratiquer, que se passe-t-il ? J’ai la tête comme un seau, remplie d’informations et d’images que je ne comprends pas trop, pourquoi tout cela, moi je veux rouler sur la route.

Les heures passent et je comprends progressivement ou il veut en venir mais ce n’est que bien plus tard que tout ses enseignements porteront réellement leurs fruits, le temps de les assimiler et surtout de les mettre régulièrement en pratique.

Ma deuxième leçon se passe avec Philip, de manière concise et étapes par étapes, il me prépare à mon examen manœuvres sur terrain privé. Petit à petit les choses apprises au cours précédent prennent forme, je commence à cerner mais en même temps je me rends compte des difficultés, comment bien gérer mon double huit, comment bien aborder le passage lent. Deux heures passent et d’échecs en réussites, de réussites en échecs, j’enchaîne le parcours. Comprenant maintenant toute l’étendue de ce qui m’attendait. Je n’avais jamais roulé avec plus gros qu’une 125 mais plus que tout jamais sur la voie publique.

Philip m’invite maintenant à me préparer pour une petite sortie, mon impatience était au beau fixe, je vais enfin pouvoir découvrir ce pourquoi j’avais voulu passer sur une plus grosse machine. On démarre, c’est parti ! J’écoute attentivement ses conseils car mon unique but, au-delà de la réussite de l’examen, c’est de comprendre, de me sentir à l’aise, de voir que j’évolue, que je suis autant capable qu’un autre.

Cette petite sortie me remplit de joies car j’ai vraiment pris plaisir sur les routes empruntées cette soirée là.

L’examen manœuvres,

Après une courte nuit, je m’apprête à passer mon examen manœuvres sur terrain privé. Je rejoins donc la moto école afin de partir avec les autres élèves. Les heures passent vite mais contradictoirement paraissent longues. Arrivés sur place, il faut s’inscrire et attendre, attendre et encore attendre, non je plaisante, je n’ai attendu qu’une seule fois. Malgré une ambiance détendue entre les participants , on pouvait ressentir les interrogations de chacun. Plongés par moment dans un silence interminable, nous étions tous assez impatients.

Les documents rentrés au bureau,c’est parti, nous pouvons sortir, l’heure est arrivée, le dénouement est proche. Arrivés à l’endroit de l’examen, qui va passer en premier ? Je n’ai pas envie, je préfère regarder au moins une fois, me faire une idée de l’extérieur avant d’aller dans la tempête, si tout le monde est comme moi, on va se regarder en chien de faïence pendant de longues minutes, on ne peut pas non plus mettre l’examinateur de mauvaise humeur. Tout à coup, une voix s’élève et dit j’y vais, impeccable, il ne me reste plus qu’à observer.

Si quelqu’un réussit, l’observation met en confiance, si lui a réussi j’en suis capable aussi. En revanche si la personne rate, ça na pas l’air si évident, est-ce que je ferais mieux ? il n’avait pas l’air stressé, il avait l’air de bien tenir sa moto, et pourtant. Toutes ces questions bouillonnent en moi. Je n’ai pas envie de passer le dernier non plus , il faut que je m’intercale et puis de toutes façons, il faudra bien y passer. Je réagis trop tard et une personne passe, d’un échec à une réussite, mon esprit est à la fois calme et torturé, c’est à mon tour, à fond les guidons.

Je suis malgré moi un peu stressé, cela se répercute lorsque je dois répondre aux questions techniques que l’examinateur me pose. Je parviens malgré tout tant bien que mal à surmonter cette première étape qui m’a encore plus stressé qu’autre chose. Allez ! prends ton courage à deux mains et fais face à l’examen. Je gare la moto, je suis bon, aller go, une grande respiration et je quitte l’emplacement de départ, les quelques premiers cônes me relaxent, je les passe tranquillement renforçant par la même occasion ma concentration. J’arrive dans le huit, je sens que mon équilibre est fragile, le dimanche juste avant mon examen, j’avais été faire du gymkhana avec l’asbl et je dois dire que grâce à cela, je compense cet équilibre fragile, on peut dire que j’aurai mis toutes les chances de mon coté et que cela m’aura servi. Pour l’instant en tout cas, le huit est passé et réussi. Je me relaxe le temps d’arriver à l’évitement, une grande inspiration à nouveau, c’est très concentré que je m’élance pour atteindre les 50 km/h minimum. Je passe l’évitement, je sais que j’ai bien fait les choses et j’arrive gentiment dans le cercle d’arrêt sans embûche. Prochaine étape, le passage lent. Je me rappelle mes cours, on prépare son passage lent bien avant d’y entrer, je m’y emploie, je le passe bien, il ne me reste plus que le freinage d’urgence, celui qui jusque là me paraissait le plus facile. Je pars avec assurance et j’enlève un peu par ce fait de ma concentration, je me dis simplement que c’est ok, et bien il faut toujours être vigilant jusqu’au bout, surtout quand on pense que c’est acquis, je réussis mon freinage mais moi qui l’avais toujours bien fait aux entraînements, je me rends compte que je suis tout juste dans la distance par rapport à la vitesse de mon engagement. Me voila à l’arrêt sur la moto après ce freinage d’urgence et j’attends comme le protocole le veut, l’examinateur pour mes résultats. Je me suis fait ma propre idée de réussite ou non, mais malgré ma confiance , je repense à mon parcours et des doutes viennent m’envahir, il arrive près de moi , c’est l’apothéose ou la déception, vous avez réussi, le pied, je vais enfin pouvoir rouler en licence avant de passer mon examen route. Bonne chance aux suivants, moi c’est dans la poche :-).

La période licence,

Après quelques jours d’attente pour recevoir mon permis provisoire, celui-ci est enfin là.
Ma moto déjà prête dans mon garage depuis quelques semaines, elle n’attend plus qu’une seule chose, tailler la route avec son propriétaire. C’est le moment de profiter de mes apprentissages et de bien me préparer pour mon examen route.

Je roule, je roule et j’enchaîne des centaines de kilomètres, je suis pratiquement tous les jours sur ma moto mais je sens qu’il me manque quelque chose, mes virages ne sont pas comme je voudrais, j’ai encore des appréhensions par moments et dans certaines conditions, j’ai du plaisir mais je m’attendais à mieux. J’avais entendu parler que l’asbl proposait des journées de formations, j’avais bien roulé, je voyais bien qu’il me manquait de l’assurance, qu’il y avait quelque chose qui bloquait encore. Je prends donc rendez-vous et avec Pierre, nous fixons une date, de toutes façons, ce ne peut être que du positif pour mon examen.

Nous avons commencé par reprendre les bases de la maîtrise de la moto, la maniabilité et cette matinée me paru laborieuse car je ne cernais pas encore bien tous les éléments malgré tout mes efforts et il me fallut attendre l’après-midi sur la route pour en comprendre toute l’étendue et la soirée pour enfin découvrir ce que prendre un virage et se faire plaisir signifiaient, au matin étrangement je ne savais pas rouler et le soir je me sentais motard, plus sûr de moi, je n’avais jamais eu autant de plaisir en moto et surtout dans mes virages, j’étais rempli de joies et n’avais pas envie que la soirée s’achève tellement j’étais bien sur ma monture.

L’examen route.

J’aime l’expression qui dit qu’il faut battre le fer pendant qu’il est chaud, je prends donc rendez-vous et je l’obtiens fin septembre pour passer mon examen route. Je me suis préparé après ma journée de formation, j’ai enchaîné les kilomètres, peu importe la chaleur, peu importe le froid, la pluie, je m’entraîne et me surprends même à rouler de plus en plus lorsque la nuit est déjà bien tombée. Je n’ai qu’un objectif, progresser et réussir mon permis.

Le jour de l’examen c’est avec Philip que je prends la route sur la moto de l’école, je m’étais habitué à une moto et je passe mon examen avec une autre, mais très vite je reprends mes marques et c’est avec un esprit à la fois léger et animé que je me dirige vers mon examen. Arrivés sur place, je prends patience encore une fois car après l’inscription, cette fois il faut attendre que l’examen manœuvres se termine avant de passer. C’est à présent à notre tour, je passe deuxième sur trois, le stress malgré tout mes efforts et mes heures de conduites ne parvient pas à s’évacuer complètement et je suis extrêmement concentré pour ne pas commettre d’infraction au code de la route tout en appliquant les techniques apprises. Beaucoup de travaux sur les routes empruntées, je suis devant l’examinateur, Philip derrière lui, je suis les instructions du mieux que je peux, il faut être très attentif et suivre le parcours indiqué de manière orale en plus de se concentrer peut paraître simple mais je redouble d’attention et de vigilance car je suis dans l’inconnu.

Beaucoup de changements, de 90 à 50 km/h, en passant par des zones 30, les sorties d’écoles et j’en passe, vous l’aurez compris, on ne va pas me le donner non plus, je dois le mériter mon permis. Jusqu’à présent, tout va bien je suis confiant. L’examen commence à me sembler long, je suis presque à la fin, je le sens et je rentre de nouveau dans des travaux et des zones sans marquage, je ne connais pas du tout la région et la circulation redouble, aller, roule, ça va aller, je m’encourageais. Arrivé au point de départ, le doute est en moi, j’espère avoir été vigilant assez, avoir bien respecté les limitations, surtout ne pas en avoir ratées ne pas avoir été trop lentement non plus, toutes ces questions en moi juste avant de savoir. Une grande respiration, je regarde Philip, puis l’examinateur qui me fait un signe de la tête, c’est bon, j’ai réussi. J’explose de joie intérieurement, quelle extase, me voilà motard, officiellement j’ai réussi mon permis.

C’est avec un plaisir décuplé que je prends le chemin du retour vers l’auto école pour remettre la moto, j’ai envie de crier ma joie, mais le simple fait de rouler sachant que j’avais réussi me procurait déjà la plus grande joie. Bonne route à tous et au plaisir de vous faire un signe amical en vous croisant ;-).

Conclusions,

Après tout cela, j’ai continué à bien rouler, j’ai refait une journée de formation avec Pierre pour affiner les choses, je suis passé sur une plus grosse cylindrée et je vais passer sur une quatrième moto en un an et demi, de ma 125 à ma 1200, ce ne sont pas que des chiffres, c’est de la sueur, des questionnements, des doutes, du stress, des kilomètres de bitume, mais surtout, de l’évolution, des belles rencontres, cette évolution et ces belles rencontres, je les dois à ma persévérance mais également aux excellentes leçons et journées de formations prodiguées par Pierre et Philip, un grand merci à eux car plus qu’un métier, en eux j’ai ressenti une passion, la passion de faire de bons motards, la passion d’apprendre, toujours à l’écoute sans jugement ni supériorité, merci à vous pour tout ce que vous m’avez appris et d’avance pour tout ce que vous m’apprendrez encore car je suis loin d’avoir fini d’apprendre et tant mieux :-).

Amitiés motardes.

vince


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